56 000 USD pour une tonne de Cobalt :Félix Tshisekedi attends 2,3 milliards de USD de recettes publiques provenant du secteur du cobalt seulement pour 2026

Le gouvernement du président Félix Tshisekedi s’est fixé un objectif ambitieux de 2,3 milliards de dollars de recettes publiques provenant du seul secteur du cobalt. Cela représente une augmentation significative par rapport aux 617 millions de dollars estimés qui auraient été générés sans les récentes interventions réglementaires du gouvernement congolais, a rapporté Africa Intelligence.


Le gouvernement, par l’intermédiaire de l’ARECOMS, l’organisme de réglementation des minéraux stratégiques, a établi un quota de 96 600 tonnes de cobalt pour 2026 et 2027 afin de gérer l’offre du marché et de soutenir les prix et a réservé 10% soit 9 600 tonnes destinés à la réserve stratégique de la RDC .

En limitant l’offre, la République démocratique du Congo (RDC) a réussi à influencer les prix mondiaux, qui sont passés d’environ 21 000 dollars la tonne début 2025 à plus de 56 000 dollars en avril 2026.

La présidence de Félix Tshisekedi a mis en œuvre avec détermination un nouveau cadre réglementaire pour le secteur des minéraux précieux en 2026, ciblant principalement le marché du cobalt afin d’accroître les recettes de l’État.

L’Agence stratégique de régulation et de contrôle des minéraux (ARECOMS) est passée d’un moratoire sur les exportations en 2025 à un système de quotas strict en 2026 afin de soutenir les cours mondiaux, qui ont dépassé 56 000 dollars la tonne en avril 2026.

Rôle et pressions de la Chine

Les opérateurs chinois, notamment le groupe CMOC, ont fait pression sur le gouvernement congolais pour obtenir des quotas plus importants, après avoir été accusés de faire baisser les prix par la surproduction.Fin 2025, Kinshasa envoie une délégation à Pékin pour rassurer les autorités chinoises que cette nouvelle politique relève de la souveraineté nationale et n’est influencée par les américains .CMOC , premier producteur mondial, s’est vu attribuer un quota de seulement 31 200 tonnes pour 2026. Ce volume représente à peine 27 % de sa production de 2024 et moins de la moitié de sa production des neuf premiers mois de 2025.


Les dirigeants de CMOC ont qualifié cette situation de « difficilement tolérable » et font pression pour obtenir des volumes supplémentaires, arguant que leurs nouveaux projets comme Kisanfu (KFM) sont pénalisés par un calcul basé sur des performances historiques.

Aimé Binda

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