RDC–Mondial 2026 : la FIFA aurait-elle contourné ses propres règles pour favoriser les Léopards ?

Une enquête publiée ce mardi 6 octobre 2026 par Le Monde relance une polémique autour de la qualification de la République démocratique du Congo pour la Coupe du monde 2026. Selon le quotidien français, la FIFA aurait fermé les yeux sur l’utilisation d’un joueur qui n’aurait pas été éligible lors de plusieurs rencontres des éliminatoires.

D’après des documents internes consultés par Le Monde, l’instance dirigeante du football mondial aurait été informée de la situation, mais n’aurait finalement infligé aucune sanction à la sélection congolaise. Le journal affirme que cette décision aurait été prise alors même que le règlement disciplinaire de la FIFA, sa jurisprudence ainsi que les recommandations de ses propres juristes pouvaient conduire à une autre issue.

Un joueur présenté comme inéligible

Au cœur de cette affaire se trouve donc la participation d’un joueur congolais dont l’éligibilité aurait été contestable au moment de plusieurs matchs qualificatifs pour le Mondial 2026.

Selon Le Monde, plutôt que d’appliquer les sanctions prévues par ses textes, la FIFA aurait choisi de ne pas donner de suite disciplinaire au dossier. Cette décision aurait permis aux Léopards de poursuivre normalement leur campagne de qualification jusqu’à décrocher leur billet pour la Coupe du monde.

La sélection congolaise a finalement participé au Mondial 2026, avant d’être éliminée en seizièmes de finale par l’Angleterre.

Des soupçons d’interventionnisme au sommet de la FIFA

L’affaire dépasse désormais le seul cadre sportif. L’enquête met en cause le fonctionnement de la gouvernance de la FIFA et évoque un possible interventionnisme de sa direction.

Le nom de Gianni Infantino apparaît ainsi au centre des interrogations. Le président de la FIFA, candidat à un troisième mandat en mars 2027, se retrouve une nouvelle fois confronté à une polémique concernant la manière dont certaines décisions sensibles sont prises au sein de l’organisation.

Le Monde rapproche notamment cette affaire du dossier Folarin Balogun, survenu autour de la Coupe du monde 2026, dans lequel une décision concernant la suspension de l’attaquant américain avait également suscité des interrogations sur l’influence exercée autour de la FIFA.

Une qualification désormais sous le regard des observateurs

Pour la RDC, cette révélation risque de provoquer de nombreuses réactions. La qualification des Léopards pour le Mondial 2026 avait été accueillie comme un événement majeur dans l’histoire récente du football congolais.

Si les éléments avancés par Le Monde venaient à être confirmés par d’autres sources ou par une procédure officielle, ils pourraient alimenter un débat sur l’équité de la compétition et sur l’application uniforme des règlements de la FIFA.

Il convient toutefois de rester prudent : l’enquête du quotidien français rapporte des documents et des éléments internes qui mettent en cause la manière dont la FIFA aurait traité le dossier. Cela ne signifie pas, à ce stade, qu’une instance sportive ait officiellement déclaré la qualification de la RDC irrégulière.

La FIFA attendue sur des explications

Cette nouvelle affaire intervient alors que Gianni Infantino cherche à consolider ses soutiens avant l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027.

La question est désormais de savoir pourquoi la FIFA aurait décidé de ne pas sanctionner la RDC si elle avait effectivement constaté une irrégularité concernant l’éligibilité d’un joueur.

Pour les supporters congolais, l’enjeu est également sensible : après avoir attendu plusieurs années pour retrouver une Coupe du monde, les Léopards voient leur parcours entouré d’un nouveau débat qui ne concerne plus seulement leurs performances sur le terrain, mais aussi les coulisses de leur qualification.

À ce stade, la principale source de ces révélations reste l’enquête du Monde. Toute conclusion définitive devra attendre les éventuelles explications de la FIFA, de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) et, le cas échéant, des instances disciplinaires compétentes.

Avec LeMonde

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