Après l’Afrique du Sud, V. Kamerhe séjourne dans sa résidence privée de 300 m² située à Maule dans la région parisienne dans un contexte de disgrâce politique

L’homme politique congolais Vital Kamerhe a choisi de s’éloigner temporairement du tumulte politique de Kinshasa pour effectuer un séjour prolongé à l’étranger, d’abord en Afrique du Sud, puis en France. Ce déplacement intervient dans un contexte de forte perte d’influence et de tensions stratégiques au sein de la majorité présidentielle en République démocratique du Congo.Selon les révélations publiées par le média spécialisé Africa Intelligence, le patron de l’Union pour la nation congolaise (UNC) observe une période de retrait de quelques semaines.

Première étape en Afrique du Sud : Il s’est envolé pour y séjourner plusieurs jours.

Seconde étape en France : Il a ensuite rejoint sa résidence privée de 300 m² située à Maule, dans la région parisienne, dans un contexte de disgrâce politique. Ce départ à l’étranger fait suite à une série de revers politiques majeurs à Kinshasa.

Destitution du perchoir

Vital Kamerhe a été contraint de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale sous la pression des députés du parti présidentiel (UDPS).

Marginalisation au sommet

Bien qu’il conserve son statut de simple député et assiste à de rares événements officiels, son influence auprès de Félix Tshisekedi s’est considérablement affaiblie. L’entourage proche et la famille du président se montrent très méfiants à son égard, le soupçonnant de vouloir se positionner pour la succession présidentielle.Ce retrait est également marqué par des interrogations autour de son avenir politique. Bien qu’il se dise loyal au chef de l’État, Vital Kamerhe ne montre aucun enthousiasme à soutenir le projet de révision ou de modification de la Constitution permettant à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Aimé Binda

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