AMSTERDAM – Le 10 mars 2026. Le dénouement judiciaire est tombé pour la holding Fleurette Properties Ltd. Autrefois pilier des investissements miniers en République démocratique du Congo (RDC), la société vient d’être lourdement sanctionnée par le ministère public néerlandais pour des faits de corruption d’agents publics étrangers.
Un réseau de corruption pour des licences minières
L’enquête, amorcée en 2018 par le Centre anti-corruption de la FIOD (service d’enquête fiscale néerlandais), a mis en lumière un système complexe visant à obtenir des droits d’exploitation privilégiés. Entre 2010 et 2017, Fleurette Properties Ltd a profité de son implantation aux Pays-Bas pour piloter des activités dans les secteurs stratégiques du pétrole, de l’or, et surtout du cobalt et du cuivre.
Selon les conclusions du parquet :
- Des agents publics congolais ont été corrompus pour faciliter l’attribution de licences lucratives.
- La société a reconnu sa culpabilité en acceptant le mandat d’arrêt émis le 6 mars 2026.
- La sanction financière s’élève à 25,8 millions d’euros.
Une coopération judiciaire internationale
Cette affaire s’inscrit dans un cadre plus large impliquant d’autres géants du secteur, notamment Glencore International AG. Si Fleurette est aujourd’hui sanctionnée aux Pays-Bas, le dossier a également fait l’objet de procédures en Suisse.
À noter : Suite à l’inculpation de Glencore par le parquet suisse le 5 août 2024, la justice néerlandaise a choisi d’abandonner ses propres poursuites contre le géant minier pour éviter les doubles procédures, se concentrant ainsi sur la responsabilité directe de Fleurette.
Pourquoi les Pays-Bas ?
L’enquête rappelle que Fleurette avait choisi d’établir sa principale société holding aux Pays-Bas pour bénéficier d’un « climat des affaires et fiscal favorable ». Ce verdict marque une volonté ferme des autorités néerlandaises de ne plus laisser le pays servir de base arrière à des pratiques de corruption internationale, particulièrement dans l’exploitation des ressources naturelles africaines.
La rédaction
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