L’administration de Donald Trump travaille sur un train de sanctions contre le Rwanda qui devrait viser de hauts responsables sécuritaires. Les États-Unis exigent le retrait des rebelles du M23 des zones conquises depuis la signature de l’accord de paix, en décembre 2025, entre Kinshasa et Kigali,a rapporté Africa Intelligence.
Ces mesures font suite aux violations répétées des accords de Washington signés en décembre 2025 pour stabiliser l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Les sanctions devraient viser des hauts responsables de la Rwanda Defence Force (RDF) et du National Intelligence and Security Service (NISS), ainsi que des acteurs liés au secteur minier.
L’administration semble exclure, pour l’instant, le fonds d’investissement Crystal Ventures du parti au pouvoir.Washington reproche à Kigali le soutien continu aux rebelles de l’AFC-M23, notamment après l’offensive sur la ville stratégique d’Uvira dans le Sud-Kivu, lancée juste après la signature de l’accord de paix.
Pression du Congrès
Un consensus bipartisan émerge au Congrès pour durcir le ton face à Kigali. Le dossier est étroitement suivi par le bureau du vice-président J.D. Vance. Cette révision de la sévérité des sanctions par l’exécutif américain est prévue pour le 10 février 2026.
Au Congrès, une frustration bipartisane grandit face à l’échec de l’accord de paix, poussant les élus à exiger des mesures punitives plus fermes contre le Rwanda.
Ces mesures s’ajouteraient à celles déjà prises en février 2025 contre James Kabarebe, ministre de l’Intégration régionale, pour son rôle dans l’orchestration du soutien rwandais au M23.
Aimé Binda