Le projet hydroélectrique Ruzizi III, prévu sur la rivière Ruzizi, est devenu un élément clé des négociations visant à résoudre le conflit dans l’est de la RDC. Il s’agit d’une avancée significative, car elle souligne l’importance de la coopération régionale et le potentiel des projets de développement à contribuer à la consolidation de la paix.
La centrale de Ruzizi , en préparation depuis plus de dix ans, serait le premier projet de partenariat public-privé visant à produire de l’énergie renouvelable à partir de ressources partagées en Afrique. Une fois achevée, elle fournirait de l’électricité à quelque 30 millions de personnes.
La Banque européenne d’investissement (BEI) avait reporté sa décision de financer la centrale hydroélectrique Ruzizi III, d’un coût de 760 millions de dollars en raison des combats entre les rebelles soutenus par le Rwanda et la République démocratique du Congo.
La banque de développement publique allemande KfW, l’Agence française de développement (AFD), la Banque africaine de développement et la Banque mondiale figurent parmi les investisseurs.
Voici pourquoi le projet Ruzizi III est pertinent dans le conflit :
Coopération régionale :
Le projet Ruzizi III implique le Burundi, la RDC et le Rwanda, tous touchés par le conflit. Les négociations entourant le projet peuvent favoriser la confiance et la coopération entre ces nations, essentielles à la paix.
Développement et stabilité :

En fournissant de l’électricité et d’autres avantages, le projet peut contribuer à stabiliser la région, la rendant moins attractive pour les groupes armés.
Intérêt commun pour le développement :
Le développement du projet profite à tous les pays participants, créant un intérêt commun pour la paix et la stabilité, afin que le projet puisse être mis en œuvre avec succès.
Essentiellement, le projet Ruzizi III peut être considéré comme un « dividende de la paix », où les bénéfices du développement sont liés à l’instauration de la paix et de la stabilité dans la région.
Avec pour objectif de fonctionner d’ici 2030, Ruzizi III doublerait la capacité de production du Burundi et augmenterait celle du Rwanda d’un tiers.
Coco Kabwika