Le 5e Congrès international sur les soins palliatifs et la couverture santé universelle a ouvert ses portes mercredi à Kinshasa, capitale de la RDC. Durant trois jours, soit du 10 au 12 septembre, les Congressistes réfléchissent autour du thème: « Soins palliatifs: former, innover et transmettre”.
A l’ouverture des travaux, le SG de la Santé, Dr Sylvain Yuma, a indiqué que les soins palliatifs ne sont pas un luxe, mais un droit fondamental pour chaque patient, famille et citoyen. Ils constituent une réponse humaine, efficace et sociale à la souffrance sous toutes ses dimensions: physique, psychologique et sociale.
Dans notre pays, a-t-il relevé, les défis sont nombreux avec comme effets la fragilité des systèmes de santé avec l’accès limité aux médicaments, le manque de formation spécialisée.
D’après lui, garantir l’accès aux soins palliatifs, c’est garantir une prise en charge équitable, digne et adaptée à tous en particulier au plus vulnérable.
Dr Yuma a, par ailleurs, salué le travail des associations, des institutions académiques et de tous les professionnels de santé qui œuvrent chaque jour pour faire avancer ce travail.
“Votre engagement est la preuve de la solidarité et de la collaboration qui peuvent transformer la réalité même dans le contexte le plus fragile”, a-t-il dit, précisant que cette édition est une opportunité unique de partager les expériences, confronter les idées et construire ensemble des stratégies innovantes.
Il a, à cet effet, convié les participants d’en faire un cadre de réflexion et un levier d’action pour l’avenir de soins palliatifs.
Intégrer les soins palliatifs au cursus de professions de santé
Dans son intervention, le directeur général de l’Institut techniques médicales de Kinshasa (ISTM), professeure Joséphine Nkakolongo, s’inspirant du thème, a exprimé le souhait de voir intégrer les soins palliatifs, au cursus des professions de santé.
“ Il est indispensable d’intégrer les soins palliatifs dès le début du cursus de toutes les professions de santé, qu’il soit médecin, infirmier, psychologue ou assistants sociaux. Tous doivent maîtriser un langage commun fondé sur l’accompagnement global, holistique et compatissant des patients et leurs familles”, a-t-elle préconisé, martelant que les soins palliatifs constituent un pilier indispensable pour tout système de santé juste et équitable.
-Soutien de la Belgique-
L’ambassadrice du Royaume de Belgique, Roxanne Bilderling, a affirmé le soutien de son pays dans le développement des soins palliatifs et la prise en charge de douleur en RDC.
Les soins palliatifs, a-t-elle indiqué, est l’une des composantes de soins de santé de base faisant partie de la couverture santé universelle appuyé par leur coopération en RDC.
“ La santé constitue un des piliers de la politique de coopération avec la RDC qui est notre premier pays partenaire bilatéral au monde”, a déclaré la diplomate belge.
Elle a affirmé qu’à travers les projets de santé mis en œuvre par le biais de Enabel, aujourd’hui en RDC, les soins palliatifs commencent à prendre place dans les systèmes de santé malgré les défis auxquels ils sont confrontés. Ainsi, la Belgique entend intensifier son soutien aux interventions de soins palliatifs et la prise en charge de douleur.
Ce Congrès connaît la participation des praticiens de santé, des professeurs, des étudiants ainsi que des experts.
Franck Ambaguito