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En réponse à l’escalade du conflit dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) ont intensifié leurs mesures de sécurité le long de la frontière entre l’Ouganda et la RDC.

Le général de brigade Felix Kulayigye, porte-parole de l’UPDF, a souligné la présence militaire accrue visant à surveiller de près la situation sécuritaire alors que le conflit continue de pousser un nombre croissant de réfugiés vers l’Ouganda.

Le général de brigade Kulayigye a exprimé son inquiétude quant à l’impact du conflit sur les pays voisins, tant sur le plan économique qu’en termes de bien-être humain. « Lorsqu’un pays est confronté à un conflit, cela affecte inévitablement ses voisins. Nous assistons à un afflux de personnes en provenance de la RDC vers l’Ouganda, mais l’UPDF est vigilante. Nous sommes déterminés à assurer la sécurité de notre zone frontalière, malgré les événements en cours en RDC », a-t-il déclaré.

Cette vigilance sécuritaire est reprise par le major Bilal Katamba, porte-parole de la division Montagne de l’UPDF et de l’opération Shujaa, une mission ciblant les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la RDC. La vigilance de l’UPDF s’est accrue en raison des récentes incursions des ADF sur le territoire ougandais. « Les ADF ont commencé à entrer en Ouganda, provoquant des destructions. Notre état de vigilance est à son paroxysme, compte tenue de leurs précédentes attaques contre notre peuple », a expliqué le major Katamba.

Il a également souligné les défis liés à la gestion de l’afflux de réfugiés en provenance de RDC, soulignant l’importance d’un contrôle rigoureux pour empêcher les rebelles des ADF d’entrer en Ouganda sous couvert de réfugiés. «Avec l’arrivée attendue des réfugiés, il y a un risque d’héberger de mauvais éléments. Par conséquent, toutes les agences de sécurité sont pleinement vigilantes pour atténuer ces risques », a ajouté le major Katamba.

La ministre ougandaise de la Préparation aux catastrophes et des Réfugiés, Hillary Onek, a affirmé que le conflit en cours en RDC est susceptible d’augmenter le nombre de réfugiés congolais en Ouganda.

Des centaines de soldats de la FDNB massés dans la plaine de la Rusizi

Des centaines de soldats de la FDNB massés dans la plaine de la Rusizi à la frontière avec le grand voisin de l’Ouest suscitent une peur panique au sein de la population congolaise.

« Des mouvements de militaires burundais lourdement armés de part et d’autre de la frontière entre les deux pays sont régulièrement signalés. Un tel travail sur le sol congolais devrait plutôt être accompli par les soldats des FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo », estime un habitant du côté de la RDC.

Le 25 février 2024, le groupe armé Tabara Rouge a lancé une attaque meurtrière à Buringa, située dans la commune Gihanga de la province Bubanza, à l’ouest du Burundi. Cet incident a ravivé des tensions de longue date entre le Burundi et le Rwanda, le Burundi accusant le Rwanda de soutenir les assaillants.

Le gouvernement burundais a fait état de neuf morts, dont six femmes et un soldat, et cinq autres blessés. Red Tabara a revendiqué l’attaque, affirmant qu’elle visait deux avant-postes militaires et avait entraîné la mort de six militaires et la destruction d’un siège du parti CNDD-FDD. Cette affirmation a été étayée par des images mises en ligne par le groupe, montrant des tenues militaires et des armes qui auraient été saisies lors de l’attaque.

Le gouvernement a également révélé l’incendie de deux véhicules et d’une moto, dont l’un transportait un corps à la morgue, démontrant le mépris des assaillants pour la vie civile. Cette attaque fait suite à un schéma de violence, rappelant un assaut de décembre 2023 par Red Tabara, qui, selon le gouvernement burundais, avait fait 20 morts, un chiffre contesté par le groupe.

En réponse aux récentes violences, le gouvernement burundais a condamné le Rwanda pour avoir prétendument apporté son soutien à Red Tabara, le décrivant comme une organisation terroriste causant de vastes souffrances au Burundi. Le gouvernement a demandé l’extradition des dirigeants du groupe du Rwanda pour qu’ils soient poursuivis en justice.

Une collaboration entre Al Shabaab et les ADF est plus probable contre les intérêts ‘israéliens en Afrique de l ‘Est.

En raison du conflit au Moyen-Orient, les renseignements montrent qu’Al Shabaab et ses alliés se lancent dans une frénésie de recrutement.
Les agents de sécurité participant à une réunion à Entebbe avec les législateurs des commissions de défense et de sécurité des parlements respectifs ont déclaré qu’en raison du conflit au Moyen-Orient, les renseignements montrent des tentatives d’Al Shabaab et des Forces démocratiques alliées (ADF) sur les intérêts israéliens dans différents pays.
Les experts en renseignement présents à la réunion de haut niveau organisée par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) ont déclaré que les ADF et Al Shabaab profitent du conflit au Moyen-Orient et de l’instabilité dans l’est de l’Afrique pour recruter, ajoutant que certains de ces agents « sont passés en Ouganda ».

Le Dr Tolit Atiya, expert en sécurité régionale, a déclaré que des groupes extrémistes ont récemment traversé la région du Sahel vers l’intérieur de l’Afrique, y compris l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique, faisant craindre que la région ne soit confrontée à une augmentation des activités de ces groupes.

Les experts en sécurité préviennent que la collaboration entre Al Shabaab et les ADF est plus probable.
L’Afrique de l’Est et Israël entretiennent des relations amicales et les entreprises israéliennes opèrent dans la région dans les domaines de la construction, des infrastructures, des TIC, de l’agriculture et de la gestion de l’eau.

Coco Kabwika

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