Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement approuvé l’offre de Virtus Minerals Inc. visant l’acquisition de la société minière Chemaf SA à compter du 13 mars 2026.
Suite au dépôt officiel de l’offre par le directeur général Phil Braun le 26 février 2026, le ministre des Mines, Louis Watum, a publié une lettre confirmant le rachat. Cette décision sur instruction du président Félix Tshisekedi, constitue une étape importante dans la stratégie du gouvernement américain pour sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques tels que le cuivre et le cobalt.
L’offre formelle a été soumise le 26 février 2026, appuyée par un accord d’achat d’actions (SPA) signé fin janvier avec Zedra Skye Trustees, représentant environ 95 % des actionnaires de Chemaf.
Virtus prévoit d’investir environ 750 millions de dollars en dette et en fonds propres pour régler les dettes de Chemaf – notamment celle contractée auprès du négociant en matières premières Trafigura – et accroître la production des mines de Mutoshi et d’Étoile.
Conformément à la législation congolaise, l’État de la RDC conservera une participation minimale non diluable de 10 % dans la société détentrice des droits miniers.
Phil Braun a confirmé que Lloyds Metals and Energy Ltd. (Inde) sera le partenaire opérationnel de la coentreprise, avec un investissement initial de 200 millions de dollars.
Cet accord est perçu comme une victoire géopolitique majeure pour les États-Unis, car il bloque de fait une tentative d’acquisition, précédemment abandonnée, par une entreprise d’État chinoise. Virtus Minerals est dirigée par d’anciens membres des forces armées et des services de renseignement américains ; Phil Braun lui-même est un béret vert avec plus de 20 ans d’expérience.
Aimé Binda