Le groupe Trafigura a accepté de payer 200 millions de dollars pour des anodes de cuivre provenant d’une fonderie d’Ivanhoe Mines Ltd. en République démocratique du Congo qui doit démarrer en septembre.
Trafigura a signé l’accord de prépaiement le mois dernier, a indiqué Ivanhoe mardi dans un communiqué. Cet accord montre que les sociétés de négoce internationales – de Mercuria Energy Group à Vitol Group – continuent de verser des liquidités pour garantir les futurs volumes de métal, alors que la concurrence pour l’approvisionnement s’intensifie.
Le plus grand négociant mondial de cuivre prendra 20 % des anodes de la fonderie congolaise pendant trois ans, les intérêts étant payés au taux de financement au jour le jour garanti (SOFR), majoré de 3,75 %, indique le communiqué. Les partenaires de coentreprise d’Ivanhoe – les sociétés chinoises CITIC Metal Ltd. et Zijin Mining Group – détiennent les 80 % restants.
La fonderie d’une capacité de 500 000 tonnes par an, qui devrait être la plus grande du continent africain, fait partie de l’immense complexe Kamoa-Kakula d’Ivanhoe, où l’exploitation minière a été perturbée par l’activité sismique et les inondations depuis mai.
Kamoa Copper, la filiale d’Ivanhoe qui gère le complexe, a également prolongé de 12 mois supplémentaires une facilité de prêt de 200 millions de dollars avec la Standard Bank d’Afrique du Sud, a-t-elle déclaré.
Par Archie Hunter