Kinshasa, RDC – L’ex-gouverneur de la ville de Kinshasa et sénateur, Gentiny Ngobila, se retrouve au centre de graves accusations. Selon des informations non encore confirmées officiellement, M. Ngobila aurait ordonné l’expulsion de tous les services de sécurité et de renseignement de l’État du port de GECOM (anciennement Entriac), une concession qu’il aurait acquise en 2021 alors qu’il était à la tête de la capitale congolaise.
L’ordre concernerait des services régaliens essentiels à la sécurité nationale, notamment l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), la Direction Générale de Migration (DGM), la police nationale, la DEMIAP (Détection Militaire des Activités Anti-Patrie) et le commissariat fluvial. La présence de ces services est pourtant une obligation légale dans tous les ports de la République démocratique du Congo pour le contrôle des frontières et la sécurité intérieure.

Cette directive aurait été transmise à la société Bather, qui louerait et gérerait la concession portuaire. Dirigée par un certain Monsieur Ali, cette entreprise, dont le siège serait situé sur la douzième rue industrielle à Limete, aurait été chargée de faire déguerpir les agents de l’État, leur intimant de regagner leurs services respectifs.
Cette affaire soulève des inquiétudes sécuritaires majeures, particulièrement dans le contexte actuel où la RDC fait face à des menaces armées actives, notamment la rébellion du M23 dans l’est du pays et les miliciens Mobondo dans l’ouest. L’absence des services de l’État dans un port aussi stratégique que celui de GECOM pourrait créer une brèche sécuritaire et favoriser des activités illicites.

Ajoutant à la controverse, des sources affirment que depuis l’acquisition de ce port en 2021, Gentiny Ngobila n’aurait jamais présenté le moindre document officiel attestant de la légalité de la transaction. L’achat aurait été réalisé pendant son mandat de gouverneur de Kinshasa, soulevant des questions sur un possible conflit d’intérêts et un enrichissement illicite, des accusations auxquelles l’ex-gouverneur a déjà été confronté par le passé.
À ce stade, les allégations n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités compétentes ou de l’entourage de M. Ngobila. Cependant, la gravité des faits rapportés appelle à une clarification rapide pour rassurer l’opinion publique et garantir l’intégrité de la sécurité nationale dans les installations portuaires de la capitale.
Coco Kabwika