Suite à l’arrestation du chanteur Gims le 25 mars 2026, la République démocratique du Congo (RDC) a déployé d’importants efforts diplomatiques pour obtenir sa libération, en se fondant sur son statut d’« ambassadeur » culturel.
L’ambassadeur de la RDC en France, Émile Ngoy Kasongo, a adressé une note verbale officielle aux autorités françaises. Ce document faisait valoir que Gims devait bénéficier de l’immunité diplomatique grâce au passeport diplomatique qu’il détenait depuis 2022.
La ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, a suivi de près l’affaire depuis Kinshasa. Bien qu’elle n’ait pas contacté officiellement son homologue français, Jean-Noël Barrot, son implication a souligné l’importance politique accordée à cette affaire.
Le président Félix Tshisekedi a été tenu informé de l’évolution de la situation juridique par voie diplomatique, en contact direct avec l’avocat de M. Gims, David-Olivier Kaminski.
La demande d’immunité a été rejetée car M. Gims voyageait à titre privé et ne disposait pas d’un ordre de mission officiel l’identifiant comme représentant de l’État en mission officielle.
Validité du passeport
Bien que M. Gims soit titulaire d’un passeport diplomatique valide – renouvelé en décembre 2025 –, le tribunal français a jugé que ce document ne confère pas à lui seul une immunité absolue pour les activités non officielles.
La demande d’immunité a été rejetée car M. Gims voyageait pour des raisons privées et ne possédait pas d’ordre de mission officiel l’identifiant comme représentant de l’État en mission officielle.
D’après les informations d’Africa Intelligence, les conditions de sa libération, Gims a dû verser 1,5 million d’euros de caution avec Interdiction de contacter une quinzaine d’autres personnes impliquées dans cette vaste affaire.En outre, Gims est obligé d’informer les tribunaux français de ses déplacements, bien que l’interdiction totale de voyager requise par le parquet ait été rejetée.
Aimé Binda