Maître Étienne Arnaud, avocat d’Aubin Minaku, a saisi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) pour disparition forcée de son client

La saisine du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDF) par l’avocat Étienne Arnaud concernant le cas d’Aubin Minaku marque un tournant majeur vers l’internationalisation de la détention de l’ancien responsable congolais.

Le 19 mars 2026, Étienne Arnaud a déposé une saisine officielle en procédure d’urgence auprès du GTDF, organe d’experts du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Arnaud affirme que la détention de M. Minaku est « éminemment politique » et constitue une disparition forcée, le gouvernement n’ayant pas communiqué officiellement son lieu de détention ni les raisons de son arrestation depuis le 18 janvier 2026.La procédure d’urgence vise à contraindre le gouvernement de la RDC à clarifier le statut et le sort de Minaku en établissant un canal de communication direct entre l’ONU et Kinshasa.

Le Conseil national de cyberdéfense (CNC), dirigé par Jean-Claude Bukasa, est l’organisme qui détiendrait Minaku.Human Rights Watch a signalé le 10 mars 2026 que le CNC avait de plus en plus recours aux arrestations arbitraires et aux détentions secrètes sans contrôle judiciaire, avec au moins 17 cas documentés de disparitions forcées à Kinshasa au cours de l’année écoulée.
Malgré leurs efforts répétés, la famille n’a reçu aucune nouvelle officielle concernant l’état de santé ou le lieu où se trouve Minaku depuis son arrestation en janvier à minuit.

Stratégie diplomatique élargi d’Étienne Arnaud, avocat d’Aubin Minaku

Au-delà des Nations Unies, Arnaud et la famille Minaku sollicitent un soutien international plus large. Ils ont saisi le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) afin de lui faire part de leurs préoccupations.
Des requêtes et recours ont été lancés directement au ministère allemand des Affaires étrangères et à l’ambassadrice de Belgique en RDC, Roxane de Bilderling, afin qu’ils fassent pression sur le gouvernement du président Félix Tshisekedi pour obtenir sa libération, a rapporté Africa Intelligence.

Coco Kabwika

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