Le 2 avril est une date gravée en lettres d’or dans le cœur de la communauté kimbanguiste. Elle marque une étape cruciale de l’épopée spirituelle de Papa Simon Kimbangu : le retour de sa dépouille vers sa terre natale de Nkamba, la Nouvelle Jérusalem, en 1960.
Un itinéraire sacré : De Lubumbashi à Nkamba
Le retour du corps du Prophète ne fut pas seulement un transport logistique, mais une véritable procession de foi traversant le Congo.

* L’étape de Kinshasa (2 avril 1960) : En provenance de Lubumbashi (ex-Elisabethville), la dépouille arrive à Kinshasa par le port fluvial. Cet instant solennel est marqué par un recueillement immense avant que le cortège ne se dirige vers Matadi Mayo pour un culte de commémoration historique.
* L’arrivée à la Nouvelle Jérusalem (3 avril 1960) : C’est le lendemain que le corps atteint finalement sa destination finale, Nkamba. Il repose désormais dans son Kilongo (le mausolée actuel), faisant de ce lieu le centre de gravité spirituel de l’Église.

Signification historique et religieuse
Pour les fidèles, cette date symbolise la fin de l’exil physique du Prophète et l’ancrage définitif de son œuvre sur sa terre de naissance. C’est un temps fort associé au pèlerinage et au souvenir de ses enseignements sur la liberté et la dignité.

La naissance de la surveillance Kimbanguiste
Cette période de 1960 ne marque pas seulement un retour physique ; elle coïncide également avec un renouveau organisationnel au sein de l’Église. C’est en effet à ce moment charnière que débute le mouvement de la Surveillance Kimbanguiste, garant de l’ordre, de la discipline et de la protection des valeurs kimbanguistes.

Une célébration de Paix
Aujourd’hui, Nkamba vibre au rythme des activités commémoratives. Entre chants, prières et témoignages, les fidèles célèbrent la victoire de l’esprit sur l’oppression.

« Que cette journée soit empreinte de paix et de spiritualité pour chaque fidèle, en souvenir de ce retour triomphal. »
Bonne fête de Nkamba à tous !
La Rédaction