Le partenariat de 43 millions d’euros entre le FC Barcelone et la République démocratique du Congo (RDC) a failli capoter à cause d’une guerre de commissions entre deux hommes d’affaires, a rapporté Africa Intelligence .
Les deux intermédiaires en conflit
Olivier Nsiabamfumu : Ancien joueur de football. Il travaille pour l’entreprise Ya’ats Sports. Le Barça le reconnaît comme son seul intermédiaire officiel. Il a initié les contacts dès 2023.
Aurélien Logeais : Homme d’affaires français. Il dirige la société Pamars et collabore avec Ventilo Sports. Il a obtenu les faveurs du pouvoir à Kinshasa. Il possède un « mandat spécial » du gouvernement congolais.
La cause du blocage vient d’une commission de 10 % sur le montant total du contrat. Le ministre congolais des Sports, Didier Budimbu, voulait que l’argent de la commission revienne à Aurélien Logeais. Le club espagnol refusait. Il ne voulait payer que son propre intermédiaire, Olivier Nsiabamfumu. Face à ce désaccord, Kinshasa a bloqué le paiement de la deuxième saison. Ce paiement s’élève à 10,5 millions d’euros.
Pour sauver l’accord, le FC Barcelone a annoncé avoir réglé ce problème en interne. Le club a demandé à la RDC de verser l’argent restant. Très endetté, le club espagnol a grandement besoin de ces fonds. Le gouvernement congolais s’apprête désormais à débloquer l’argent. Ce contrat permet à la RDC d’afficher le slogan « R.D. Congo, cœur de l’Afrique » sur les maillots d’entraînement du club.
Aimé Binda