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Images de l’ONU d’un système SAM WZ551 qui a ciblé un drone Falco de l’ONU en RDC.

Selon certains experts militaires, la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en République démocratique du Congo (RDC) affronte un groupe rebelle du M23 disposant d’un armement de haute technologie.
M23 est une abréviation du Mouvement du 23 mars également connu sous le nom d’Armée révolutionnaire congolaise et composé majoritairement de Tutsis. Elle est basée à l’est de la RDC et opère principalement dans la province du Nord-Kivu.
En même temps, l’Agence France-Presse (AFP) rapporte que le groupe rebelle dispose d’« armes sophistiquées », notamment des missiles sol-air (SAM). L’un d’entre eux, soupçonné d’appartenir aux Forces de défense rwandaise (RDF), a été tiré sur un « drone d’observation » de l’ONU (Nations Unies), mais ne l’a pas touché, selon ce « rapport confidentiel ». Le véhicule aérien sans pilote en question était un avion UN Falco EVO, qui a réussi à capturer des images du lanceur de missiles.
« Les renseignements militaires extérieurs de la France soutiennent l’évaluation selon laquelle le système SAM mobile WZ551 6×6 IFV présumé est rwandais », selon le rapport consulté par l’AFP.
Deux images jointes au rapport montrent un véhicule blindé à six roues équipé d’un radar et d’un système de lancement de missiles montés sur le toit, indiquant une version Yitian de type 92 du véhicule blindé de transport de troupes WZ551.
Les photos ont été prises par le drone ciblé à environ 70 km au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, dans le territoire de Rutshuru contrôlé par les rebelles.
La mission de maintien de la paix de l’ONU, la MONUSCO, a déclaré dans le document qu’elle n’avait « aucun rapport antérieur sur des groupes armés connus possédant la formation, le capital ou les ressources nécessaires pour exploiter et entretenir un système SAM mobile ». Selon le rapport, l’utilisation présumée du système SAM mobile WZ551 « indique une escalade du conflit entre forces conventionnelles dans l’est de la RDC ».
Le M23 et « l’armée rwandaise », selon le document cité, ont utilisé « de nombreuses armes contre les avions et disposent également dans leur arsenal de canons anti-aériens et de systèmes mobiles de défense aérienne MANPAD ».

La gamme d’armes de plus en plus sophistiquées utilisées par les forces rebelles en RDC constitue une menace majeure pour les soldats de maintien de la paix de la MONUSCO, qui doivent se retirer d’ici la fin de l’année, et pour la nouvelle mission de la SADC en RDC (SAMIDRC), qui comptera environ 5 000 hommes. d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi. L’Afrique du Sud a engagé 2 900 soldats dans le SAMIDRC, qui seront déployés jusqu’au 15 décembre 2024 pour un coût de 2 milliards de rands. La MONUSCO, en revanche, disposait de quelque 15 000 soldats.
Le signalement de l’utilisation de SAM en RDC intervient quelques semaines après qu’un Oryx de la SAAF en mission d’évacuation médicale de la MONUSCO ait été touché 43 fois par des tirs d’armes légères, le 2 février, blessant le commandant de bord de l’avion et un médecin dans la cabine.

Coco Kabwika avec AFP

 

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