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Les FARDC ont décidé d’immobiliser temporairement les drones Chinois CH-4 Rainbow suite au déploiement par le Rwanda de systèmes SAM VCI WZ551 6×6 chinois sur 3 positions

Le 7 février 2024, un système mobile de défense antiaérienne à courte portée, doté d’un radar rotatif monté et d’un missile sol-air, a été vu par un drone à Bumbi, dans le territoire de Rutshuru, une zone alors contrôlée par le M23 et la RDF. Deux autres systèmes de défense antiaérienne à courte portée ont été signalés près de Kibumba et de Mabenga, dans le territoire de Rutshuru. Le 6 février, un système de défense antiaérienne à courte portée a abattu un drone armé CH-4 des FARDC et, le 7 février, il a pris pour cible et raté un drone de la MONUSCO.

D’après des sources provenant des services de sécurité et de renseignement, c’est la RDF qui manœuvrait le système de défense antiaérienne à courte portée.

Le système de missiles antiaériens Yitian se compose d’un module de combat monté sur un châssis de véhicule blindé 6×6 WZ-551 produit par NORINCO (Chine). Équipé de 8 missiles sol-air à courte portée Tianlong 6, une version modifiée du missile air-air TY-90 (Sky Swallow-90), ce système a une portée effective de 300 à 6 000 mètres et une altitude opérationnelle maximale de 4 000 mètres.

Dans un communiqué publié le 17 février 2024, les États-Unis d’Amérique ont demandé au « Rwanda de retirer immédiatement […] ses systèmes de missiles sol-air, qui menacent la vie des civils, des forces de maintien de la paix [des Nations Unies] et d’autres forces régionales, des acteurs humanitaires et les vols commerciaux dans l’est de la [République démocratique du Congo] » ; un appel repris par d’autres pays aussi.  Le déploiement de systèmes de défense antiaérienne à courte portée, parallèlement à d’autres moyens antiaériens du M23 et de la RDF dans la région a considérablement renforcé la capacité opérationnelle du M23 et de la RDF et a influé sur la dynamique des conflits. Les FARDC et les sociétés militaires privées ont décidé d’immobiliser temporairement tous leurs moyens aériens, ce qui a permis au M23 et à la RDF de se réorganiser et de se renforcer. La Chine ignore complètement comment le Rwanda s’est procuré ce type de défense antiaérien, peut-on lire sur le rapport des Nations Unies. Pour sa part, le Rwanda rejette catégoriquement les photographies et images de la Monusco qui ne proviennent pas des sources crédibles.

Milkor a proposé à la RDC 12 de ses nouveaux drones Milkor 380 à la des drones CH-4

L’entreprise de défense sud-africaine Milkor espère vendre 12 de ses nouveaux drones Milkor 380 à la République démocratique du Congo, qui cherche à se procurer des drones depuis la reprise des combats avec les rebelles du M23.

L’administration Tshisekedi a déjà acheté des drones chinois CH-4 en grande quantité et envisage peut-être d’en acquérir davantage.

Spécialement conçu pour les missions prolongées de renseignement, de surveillance, d’acquisition de cibles et de reconnaissance (ISTAR), le Milkor 380 est conçu pour accueillir une charge utile externe de 210 kilogrammes, qui comprend un assortiment d’armes et de capteurs.

Le drone Milkor 380 était l’une des principales attractions du dernier salon Africa Aerospace and Defence (AAD), qui s’est tenu à   Pretoria, en Afrique du Sud.

Milkor a présenté le drone aux côtés des munitions guidées de précision de la série X d’Al Tariq, des bombes guidées Halcon Desert Sting DS-16, des lance-roquettes à guidage laser FZ602 et du pod de reconnaissance aérienne autonome (SCAR) d’Airborne Technologies.

Milkor a franchi une étape importante avec le vol inaugural de son véhicule aérien sans pilote (UAV) Milkor 380, ce qui représente une avancée substantielle dans le développement de son avion phare, qui se présente comme le plus grand drone armé originaire d’Afrique.

Le Milkor 380 dispose d’une envergure impressionnante de 18,6 mètres et d’un poids maximal au décollage impressionnant de 1 300 kilogrammes.

Milkor a désigné les cinq premières unités de ce drone pour une utilisation en Afrique du Sud, le premier aéronef étant déjà soumis à des tests et à une évaluation complète dans sa vaste usine de fabrication de 10 000 mètres carrés située au Cap.

 

Coco Kabwika

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