5 hélicoptères Oryx Sud – africains ne sont pas “bloqués en RDC de manière permenante” : 4 à Lubumbashi et 1 à l’aéroport de Goma, sous contrôle du M23

Darren Olivier, directeur de la Revue de défense africaine, a précisé que les 5 hélicoptères Oryx en RDC ne sont pas bloqués ou ils sont exposés aux rouilles et à la poussière. Les Oryx ne resteront pas en RDC de manière permanente. Ils rentreront en Afrique du Sud.

Ce week-end, City Press avait rapporté que les cinq Oryx restent « définitivement bloqués » en RDC et risquent de rouiller. “Car il n’y a pas d’argent pour remplacer les moteurs de deux d’entre eux, et il n’y a pas de pièces de rechange disponibles pour les autres”.
Quatre Oryx sont à Lubumbashi, tandis que le cinquième reste à l’aéroport de Goma, sous contrôle des rebelles du M23, après avoir été touché par des tirs rebelles l’année dernière. L’hélicoptère numéro 1247 a été touché plus de 40 fois lors d’une évacuation médicale, blessant le commandant et un médecin dans la cabine. L’Oryx a été gravement endommagé, plusieurs obus ayant traversé la cabine, le cockpit et les pales du rotor principal, endommageant le système hydraulique.


City Press a noté que, le M23 contrôlant toujours l’aéroport de Goma, aucun avion n’est autorisé à y atterrir pour récupérer l’Oryx, mais une poignée de membres de l’armée de l’air assurent la surveillance des appareils. Le journal a cité le porte-parole du ministère de la Défense, Siphiwe Dlamini, qui a déclaré que tous les hélicoptères de la SAAF en RDC étaient protégés des intempéries autant que possible.
Darren Olivier, directeur de la Revue de défense africaine, a précisé que les 5 hélicoptères Oryx en RDC ne sont pas bloqués et qu’ils ne resteront pas en RDC de manière permanente. « Trois des quatre à Lubumbashi sont en état de marche et les équipes au sol travaillent sur l’autre. Ils attendent simplement un ordre de retour. Les Nations Unies doivent rapatrier celui de Goma », a-t-il précisé. « Certes, la situation de l’Oryx à Goma est plus difficile car l’aéroport reste sous le contrôle du M23, bien que les forces de l’ONU et une équipe de techniciens des SAAF le protègent. Il appartient toutefois à l’ONU de le rapatrier, un processus qui prend du temps compte tenu de la situation. »
« Deux des Oryx à Lubumbashi sont ceux retirés de la mission de l’ONU, et ils ont volé par leurs propres moyens d’abord de Goma à Beni, puis à Entebbe, puis à Lubumbashi », a-t-il ajouté.

L’expert en aviation Dean Wingrin a souligné que le SAMIDRC a été dissous, mais pas la contribution de l’Afrique du Sud à la mission de l’ONU (MONUSCO). Trois Oryx faisaient partie de la mission de l’ONU et devaient retourner en Afrique du Sud, tandis que deux autres couvrent le retrait de la SADC.
L’Oryx est le cheval de bataille de l’armée de l’air sud-africaine, tant sur le plan national que lors des déploiements à l’étranger, mais peu d’entre eux sont en état de vol en raison d’un manque d’entretien, les coupes budgétaires nuisant à la facilité d’entretien de la SANDF.

Cyril Mokoena /Pretoria

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