L’ambition de l’entreprise américaine KoBold Metals dépasse le seul site de Manono. La start-up américaine prévoit un programme d’exploration à « grande échelle » en RDC, à l’aide de technologies de pointe pour identifier d’autres gisements de minerais critiques, destinés à devenir des « mines de classe mondiale ».Dans cette optique, KoBold prévoyait de numériser d’ici le 31 juillet 2025 les archives géologiques de la RDC, actuellement conservées au Musée royal de l’Afrique centrale en Belgique. L’objectif : accélérer l’accès aux données scientifiques afin de guider ses futures explorations. L’entreprise devrait normalement déposer, avant cette même date, une demande de permis d’exploration couvrant plus de 1 600 kilomètres carrés
L’ambition de la société américaine KoBold Metals de numériser les archives géologiques de la RDC a suscité l’embarras de la Belgique, qui conserve une importante collection héritée de la période coloniale. Celle-ci fait déjà l’objet d’un projet de numérisation à vocation scientifique soutenu par l’Union européenne. Le projet de KoBold Metals se superpose donc à celui déjà lancé par l’AfricaMuseum pour numériser ses archives.
L’AfricaMuseum, officiellement le Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC), est un musée situé à Tervuren, en Belgique, qui a récemment subi une transformation importante pour évoquer son passé colonial. Initialement axé sur la présentation de l’État indépendant du Congo du roi Léopold II, il vise désormais à examiner de manière critique le colonialisme belge et son impact sur l’Afrique.
En outre, L’initiative AMS, financée par l’UE et mise en Å“uvre par l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB), a développé une base de données et une cartographie en ligne des mines artisanales en RDC.
Cette base de données comprend des informations sur la localisation des mines, les types de minerais extraits, les conditions de travail et d’autres données pertinentes.
Avec Coco Kabwika