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Le long communiqué de plus de 850 mots de la SADC n’a fait aucune mention des nombre de troupes que le Malawi et la Tanzanie vont fournir à la SAMIDRC, ni une déclaration d’intention d’autres pays à rejoindre la mission contre le M23.

Alors qu’une mission de paix de la SADC se termine  en juillet(SAMIN) et qu’une autre (SAMIDRC) est en cours d’opérationnalisation, le sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) organisé ce week-end a noté des mises à jour sur la paix et la sécurité en République démocratique du Congo (RDC) et au Mozambique, ainsi qu’en réitérant le soutien du bloc à « une paix, une stabilité et une sécurité durable».

Le long communiqué de plus de 850 mots n’a ait fait aucune mention, par exemple, de l’avenir de la SAMIM (Mission de la SADC au Mozambique) à quatre mois de la clôture de la mission.

Par ailleurs , il n’existe aucune information sur les nombres de troupes et d’équipements en provenance des trois pays – Malawi, Afrique du Sud et Tanzanie – qui se sont engagés auprès de la SAMIDRC (Mission de la SADC en RDC).

Le communiqué indique que « le sommet a reçu des mises à jour sur la situation de paix et de sécurité en RDC et au Mozambique et a réitéré le soutien de la SADC aux deux gouvernements pour parvenir à une paix, une stabilité et une sécurité durables », ajoutant que le bloc régional « a félicité » les trois pays contributeurs de troupes (TCC).  Une reconnaissance a également été notée pour les hommes et les femmes déployés dans les deux missions de la SADC.

Intitulé « Sommet extraordinaire de la Troïka de l’Organe de la SADC plus la Troïka de la SADC, des pays contributeurs de troupes à la mission de la SADC en République démocratique du Congo (SAMIDRC) et des pays contributeurs de personnel à la mission de la SADC au Mozambique (SAMIM),  » le bloc régional a réaffirmé son engagement envers le Pacte de défense mutuelle de la SADC. En outre, il a indique notamment qu’« une attaque armée contre un Etat sera considérée comme une menace à la paix et à la sécurité régionales » et félicite les États membres de « faire preuve d’un esprit de solidarité régionale collective à travers des contributions et un soutien continus au SAMIM et au SAMIDRC ».

Onze des 16 pays membres de la SADC ont assisté au sommet dans la capitale zambienne, Lusaka. Il s’agissait de l’Angola, du Botswana, de la RDC, du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe.

Aucune mention sur l’avenir de la SAMIM

Alors que la SADC n’a fourni que peu de clarté sur l’avenir du SAMIM, la ministre des Affaires étrangères du Mozambique, Veronica Macamo, aurait déclaré hier que la SAMIM partirait effectivement en juillet, en raison d’un manque de fonds.

« La SAMIM est confrontée à des problèmes financiers. Nous devons également prendre soin de nos propres troupes, et nous aurons du mal à payer la SAMIM », a-t-elle déclaré aux médias locaux. « Nos pays n’arrivent pas à réunir les fonds nécessaires ».

Macamo s’exprimait après une réunion à Lusaka entre le président mozambicain Filipe Nyusi et son homologue zambien, Hakainde Hichilema, qui est l’actuel président de l’organisme de la SADC sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité.

Macamo a déclaré aux médias que, compte tenu de ses limites budgétaires, la SADC avait choisi de donner la priorité à sa mission en RDC plutôt qu’à la SAMIM.

« Pour le Mozambique, si d’autres pays continuent de nous soutenir en matériel militaire , y compris lethal , nous pourrons vaincre efficacement le terrorisme », a-t-elle déclaré. Toutefois, les progrès réalisés contre les insurgés ont été dans une certaine mesure entachés par les récentes attaques des insurgés, qui ont entraîné le déplacement de milliers de Mozambicains.

Cyril Mokoena

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