Plusieurs responsables congolais ont fait le déplacement outre-Atlantique pour poursuivre les négociations d’un accord bilatéral. La signature de celui-ci est prévue, en même temps que celle de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, lors d’une cérémonie à la Maison blanche, entre fin août et début septembre
Le président américain, qui accueillera prochainement à Washington cette cérémonie de signature de l’accord de paix entre Kinshasa et Kigali, cherche à y associer les chefs d’État togolais et angolais.
L’administration Trump est à la tête d’une initiative de paix ambitieuse, mais controversée, visant à mettre fin au conflit de longue date dans l’est de la République démocratique du Congo, qui a également impliqué le Rwanda voisin.
Ses efforts de médiation ne sont pas une surprise, car la RD Congo – une nation au cœur de l’Afrique – est dotée de richesses minérales dont les États-Unis ont besoin pour alimenter les révolutions de l’informatique, et maintenant de l’IA (intelligence artificielle), mais dont une grande partie va actuellement à la Chine.
Le président américain Donald Trump devrait accueillir les dirigeants de la RDC et du Rwanda – Félix Tshisekedi et Paul Kagame – dans les prochaines semaines pour sceller un accord de paix qu’il a salué comme un « triomphe glorieux », espérant le soutenir par des accords qui stimuleront les investissements américains dans la région.
Le directeur exécutif de la World Peace Foundation, basée aux États-Unis, le professeur Alex de Waal, a déclaré à la BBC que l’administration Trump promouvait « un nouveau modèle de consolidation de la paix, combinant une performance populiste avec la conclusion d’accords commerciaux ».
Dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la ville de Manono est assise sur plus de 44 millions de tonnes de ce composant essentiel des batteries de panneaux solaires, ordinateurs, smartphones et voitures électriques qui attirent KoBold Metals, une société soutenue par Jeff Bezos d’Amazon et Bill Gates de Microsoft.
Le 13 avril 2025, l’Union africaine a officiellement désigné le président togolais Faure Gnassingbé comme médiateur dans la crise opposant la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda. Faure Eyadema est qualifié par ses pairs présidents comme le “jeune doyen” capable d’ouvrir le pont à Washington aux Etats du Sahel.
Pour représenter l’Angola, Squire Patton Boggs, un cabinet ayant des liens étroits avec Trump , perçoit 312 500 dollars par mois.Après l’élection de Donald Trump, le cabinet de lobbying Patton Boggs a incité l’intérêt de maintenir le financement du projet de corridor Lobito pour l’évacuation des minerais stratégiques du Congo et de la Zambie. Ce qui place le président angolais dans une position de premier dans les négociations pour un accord minerais contre sécurité entre les Etats-Unis et la République démocratique du Congo.
Pour sa part, l’UA prépare son grand sommet pour le financement des infrastructures à Luanda
En partenariat avec le gouvernement angolais, l’organisation panafricaine travaille à la tenue, en octobre, d’un important événement pour mobiliser des fonds, et acter un nouveau départ pour la zone de libre-échange continentale.
Coco Kabwika