KINSHASA, Place Royale – Le 16 avril dernier, une conférence de presse de haute facture s’est tenue face à l’Hôtel du Gouvernement, réunissant diplomates, hommes politiques, entrepreneurs et étudiants autour d’une thématique cruciale : le statut de Nkamba comme Ville Sainte et l’impact de la doctrine de Ntumua Saint Papa Simon Kimbangu sur la paix et l’identité africaine.
Sous le haut patronage de l’authenticité africaine, cette journée d’échange a permis de lever le voile sur des pans occultés de l’histoire congolaise, avec pour objectif de consolider l’indépendance spirituelle de la République démocratique du Congo.
Le 06 Avril : Un tournant historique pour l’Humanité
L’ouverture de la session a été marquée par l’intervention de Monsieur Lazio Roger, qui a retracé avec précision l’historique de la journée du 06 avril. Date monumentale marquant le début de la mission de Ntumua Saint Simon Kimbangu en 1921, elle est aujourd’hui reconnue comme une date nationale et internationale. Pour l’orateur, ce rappel historique est essentiel pour comprendre que Nkamba n’est pas une simple localité, mais le berceau d’une spiritualité authentique qui a survécu à l’oppression coloniale.
Nkamba, ville Sainte : une reconnaissance de l’identité Bantoue
Prenant la parole comme orateur principal, le Dr Lohanga Konga Jospin, Ambassadeur itinérant et archéologue, a développé une thèse puissante sur la vision et la doctrine de Ntumua Saint Papa Simon Kimbangu. Selon lui, le statut de Ville Sainte accordé à Nkamba par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, est l’aboutissement d’une quête de vérité historique.
« Nkamba est élevée au statut national de Ville Sainte car c’est le berceau de notre spiritualité. C’est le lieu où notre histoire se réécrit telle qu’elle était à l’origine de notre civilisation », a affirmé le Dr Lohanga.
Il a fustigé l’utilisation séculaire du christianisme romain comme instrument d’aliénation et de domination, rappelant que de nombreux éléments de la spiritualité occidentale sont des appropriations des cultures koushites et bantoues. Le Dr Lohanga a souligné que des vérités, comme le fait que Jésus-Christ soit issu des racines spirituelles du Royaume Kongo, émergent désormais pour restaurer la dignité de l’Afrique.
Un patrimoine mondial pour la paix
Complétant cette vision, Monsieur Abazi Cédric a insisté sur la dimension universelle de l’héritage kimbanguiste. Il a présenté Ntumua Saint Papa Simon Kimbangu comme un patrimoine mondial dont l’enseignement repose sur des piliers immuables : la paix, la justice et l’amour.
Pour M. Abazi, rejeter le 06 avril revient à nier le sacrifice de ceux qui ont lutté pour l’indépendance et le développement de la nation. Il a rappelé que l’œuvre de Kimbangu, bien que portée par l’Église aujourd’hui, dépasse largement le cadre confessionnel pour devenir un dénominateur commun pour tout le peuple congolais.
Échanges et clarifications : vers une souveraineté totale
La session s’est conclue par un jeu de questions-réponses intense où les orateurs ont répondu aux préoccupations de la presse et des invités :
• Sur la légitimité de Nkamba : Le Dr Lohanga a précisé que les Bantous ont toujours habité cette terre et que le débat actuel est le fruit de siècles « d’esclavagisme spirituel » qui ont fait perdre aux Congolais leurs repères. Nkamba, avec ses 37 000 places représentant les familles déportées, est un centre de collaboration diplomatique et touristique pour tous.
• La différence entre « Missionnaires » et « Autochtonie » : Répondant aux critiques, le Dr Lohanga a souligné que si de nombreuses religions en RDC agissent comme des « missionnaires » (importations étrangères), le kimbanguisme incarne l’autochtonie spirituelle, une continuité directe avec l’esprit des ancêtres.
• Réponse à l’Église Catholique : Face aux contestations de certains prélats, les orateurs ont rappelé que la laïcité a souvent servi de porte d’entrée à des philosophies étrangères incompatibles avec les valeurs bantoues. L’ambassadeur itinérant, Dr Lohanga a invité les prêtres catholiques à élever leur niveau de connaissance sur l’histoire réelle des civilisations africaines.

Un appel à l’unité et à la réparation
En guise de conclusion, le Docteur Lohanga Konga Jospin a exprimé sa gratitude envers les médias pour leur rôle de gardiens de la mémoire. Il a salué l’engagement du Président de la République et a rendu hommage à des figures emblématiques mal compris chez les autres le Professeur docteur Papa Bituvuidi Kiangani Zacko pour leur apport intellectuel.
Le message final était limpide : il est temps pour l’Afrique de créer, d’innover et de s’enseigner à partir de ses propres repères (comme l’os d’Ishango ou les migrations vers l’Égypte) afin de bâtir une nation « plus belle qu’avant ».
La Rédaction