Félix Tshisekedi s’appuie sur une cellule stratégique restreinte d’anciens cadres Kabilistes ralliés à son pouvoir pour concevoir la feuille de route du dialogue national en République démocratique du Congo (RDC). Cette équipe travaille en étroite collaboration avec Fortunat Biselele (dit « Bifort »), l’ex-conseiller privé du chef de l’État désigné comme l’intermédiaire clé de ce processus.
Écarté de la présidence en 2023 à la suite de démêlés judiciaires avant d’être acquitté, Fortunat Biselele effectue un retour politique remarqué dans l’ombre du pouvoir. Désigné comme l’émissaire central du processus par Félix Tshisekedi, il s’active sur plusieurs fronts.
Les membres clés de la cellule
Parmi la dizaine de personnes issues du PPRD (le parti de l’ancien président Joseph Kabila) figurent notamment : Adolphe Lumanu Mulenda : Ancien ministre des Relations avec le Parlement (2007-2010). Wivine Moleka-Nsolo : Vice-ministre des Hydrocarbures. Jean-Charles Okoto Lolakombe : Ancien député national et figure historique du régime précédent.
Les membres de cette équipe ont d’ailleurs effectué une mission à Luanda pour échanger avec le président angolais João Lourenço sur les dynamiques politiques de la région.
En parallèle, le chef de l’État consulte également d’autres figures historiques de la mouvance Kabiliste hors de cette cellule, à l’instar de l’ancien ministre des Affaires étrangères Léonard She Okitundu, habitué des négociations de paix.
Bien qu’issus historiquement du PPRD (le parti de l’ex-président Joseph Kabila), ces cadres ont rejoint le camp de Félix Tshisekedi. Leur rôle est de plancher discrètement sur les modalités, le calendrier et les thématiques du dialogue national et de jeter le pont avec les autres kabilistes.
Aimé Binda