Pékin a retoqué les profils les mieux placés à ce stade pour remplacer Bintou Keïta, a rapporté Africa Intelligence.
Des tensions diplomatiques majeures au sein du Conseil de sécurité de l’ONU opposent Pékin et Washington concernant la direction de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo).
Pékin s’oppose activement aux candidats proposés par l’administration américaine pour succéder à Bintou Keita. Ce blocage s’inscrit dans une lutte d’influence pour le contrôle des missions de maintien de la paix en Afrique.
La précédente cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a officiellement quitté ses fonctions le 30 novembre 2025. Depuis son départ, l’intérim a été assuré successivement par ses adjoints, notamment Bruno Lemarquis puis Vivian van de Perre. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump , tente d’imposer son propre candidat dans un contexte de renégociation de l’influence américaine dans la région des Grands Lacs. De son côté, la Chine exhorte la mission à conserver son « indépendance » et rejette toute instrumentalisation politique de la MONUSCO par Washington.
Malgré ces désaccords sur le leadership, le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité le 19 décembre 2025 la résolution 2808, prolongeant le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2026.
Cette impasse sur la nomination d’un nouveau chef permanent intervient alors que d’autres missions onusiennes, comme celles au Yémen ou en Libye, font également face à des incertitudes de leadership cette année.
La Chine a rejeté les profils favoris soutenus par Washington pour diriger la mission.Les deux profils principalement visés par cette opposition chinoise sont :
David Gressly : Américain, ancien représentant spécial adjoint de la MONUSCO, soutenu par l’administration Trump.
James Swan : Diplomate américain et ancien ambassadeur des États-Unis à Kinshasa.
Bintou Keïta a quitté ses fonctions prématurément le 30 novembre 2025 pour des « raisons personnelles », alors que son mandat devait initialement s’achever en février 2026.
Aimé Binda