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Le 25 juin, le tribunal militaire de Kinshasa a refusé d’accorder la liberté provisoire aux prévenus poursuivis dans l’affaire de « tentative de coup d’État », par crainte de fuite et en raison du manque de preuves de torture et de maladie.
Le tribunal a justifié sa décision en rejetant les exceptions soulevées par la défense et en soulignant sa compétence à juger des civils détenant illégalement des armes létales, poursuivis pour terrorisme, attentat et tentative d’assassinat. Cette compétence est conforme au code judiciaire militaire.

Le tribunal a également rappelé le cas précédent du pasteur Kutinho Fernando, arrêté avec des armes létales et jugé par une juridiction militaire alors qu’il était civil.

Seul le procès-verbal de l’OPJ de l’Agence nationale des renseignements qui a interrogé l’expert militaire belge Jean-Jacques Wondo a été rejeté par le tribunal. Cependant il sera tout de même utilisé comme source d’information.

Les avocats de Wondo ont des réactions mitigées face à cette situation, l’un d’eux déclarant : « Le tribunal a constaté l’absence de mention substantielle dans les procès-verbaux de l’ANR concernant M. Jean-Jacques Wondo. Lorsqu’un PV est déclassé, il ne peut plus être utilisé. On ne sait même pas qui l’a rédigé. Ce n’est pas un document valable. C’est une grande victoire que notre PV soit le seul rejeté parmi tous ceux présentés. »

La semaine prochaine, le tribunal commencera l’examen approfondi de cette affaire.

Cette affaire met en lumière l’importance de la rigueur dans la collecte et la documentation des preuves dans le cadre d’une enquête judiciaire. Le rejet d’un procès-verbal souligne l’importance pour les autorités de respecter les normes et procédures établies pour garantir l’équité et la justice dans le processus judiciaire.

Roger Lazio

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