SAMIDRC :Le syndicat des soldats sud-africains revenus de la RDC et leurs familles n’exclut pas des actions de protestation concernant des retards dans le paiement leurs indemnités

Les indemnités litigieuses concernent le personnel des SANDF déployé en RDC fin 2023 dans le cadre de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en RDC (SAMIDRC) font débat en Afrique du Sud . Les troupes sud-africaines ont été autorisées à être déployées dans le cadre de l’opération Thiba, environ 3 000 soldats chargés de soutenir les forces gouvernementales congolaises contre le groupe rebelle M23 et de stabiliser les provinces orientales du pays.
La mission était à la fois dangereuse et controversée. Quatorze membres des SANDF ont perdu la vie lors du déploiement, ainsi que des personnels d’autres pays de la SADC. Début 2025, la mission s’est achevée laissant de nombreux soldats et leurs familles désillusionnés quant à leur traitement par les SANDF, leur rémunération et les coûts supportés.
Les troupes ont commencé à revenir en Afrique du Sud en juin 2025 et immédiatement, des plaintes ont surgi concernant des retards dans le paiement des indemnités.
Même lorsque des indemnités ont été versées, le syndicat affirme qu’elles sont largement insuffisantes. Les taux actuels comprennent une indemnité journalière de danger de seulement 19,63 rands, une indemnité spéciale de danger de 29,39 rands, une indemnité de disponibilité de 80,75 rands et une indemnité de privation de 761,48 rands.
SANDU a constaté que ces taux de rémunération n’ont pas été actualisés depuis plus de 25 ans. Pour les soldats qui risquent leur vie dans des zones de conflit hostiles, le syndicat affirme que ces taux obsolètes sont à la fois injustes et insultants. Par conséquent, le syndicat soutient qu’il est impératif que ces indemnités soient négociées au sein du Conseil de négociation militaire, afin qu’elles puissent au moins être ajustées pour tenir compte de l’inflation.
En l’absence d’engagement significatif de la SANDF, Sandu s’est sentie contrainte de présenter ses propres revendications comme point de départ des négociations. Celles-ci comprennent : une indemnité de danger de 1 500 rands par jour, une indemnité de danger spécial de 2 500 rands par jour, une indemnité de disponibilité de 1 000 rands par jour, une indemnité de privation de 1 500 rands par jour et une indemnité de danger standard pour obligations internationales de 1 500 rands par jour.


La réunion initialement prévue pour le 5 septembre a été reportée « sine die » par les SANDF, ce qui a bloqué le processus.
Ces retards ont alimenté la colère au sein du syndicat, avec des rumeurs d’éventuelles actions de protestation. Cependant, le secrétaire national de Sandu, JG « Pikkie » Greeff, a souligné que le syndicat restait déterminé à parvenir à un accord négocié. Une action en justice n’est toutefois pas exclue.
« Protester est le droit de tout soldat, mais cela doit être un dernier recours », a déclaré Greeff, tout en soulignant la nécessité pour le ministère de la Défense de revenir à la table des négociations.

Cyril Mokoena

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